Un nouveau restaurant 3-Étoiles en 2026
Jongieux (73) : Les Morainières
Michaël Arnoult a transformé l’auberge des Morainières en une maison attachante à taille humaine, avec une salle épurée dominant le coteau planté de vignes et la vallée du Rhône. Son credo : la fraîcheur du produit et le respect de celui ou celle qui l’a fait grandir. Choisir les producteurs locaux, les connaître, travailler de concert avec eux : une priorité. Gibier, asperges, agneau de lait, truite ou féra... cette exigence se lit dans l’assiette. Un plat représentatif de son art ? Le tartare d’écrevisse en gelée, rehaussé d'un beurre mousseux mandarine et tagète, et accompagné d'écrevisses cuites sublimées par un jus de carcasse à se relever la nuit : l'excellence même ! Pour l'étape, six chambres confortables à quelques kilomètres du restaurant.
7 nouveaux restaurants 2-Étoiles en 2026
Charolles (71) : Frédéric Doucet
La table de Frédéric Doucet, c’est une certaine idée du terroir et de la tradition, réinventés avec passion et créativité. Fils de bistrotiers, cet enfant de la balle a roulé sa bosse chez les plus grands, de Pierre Orsi à Paul Bocuse en passant par l’illustre maison Troisgros. Dans sa maison blottie au cœur d’un village aux tours pointues et aux toits patinés, le chef administre une solide leçon de choses : rien que de beaux produits de Saône-et-Loire (bœuf charolais, escargots, brochet ou fromage de chèvre), servis par une technique classique rigoureuse qui n’exclut jamais l’inspiration. Les "jambonnettes de grenouilles aux couleurs de nos prairies" ou "le bœuf est dans le pré" s'affirment ainsi comme des incontournables, tout comme le soufflé à la luzerne, cazette du Morvan, crème glacée au foin.
Langres (52) : Bulle d'Osier
Ancien mess des officiers, ce fier hôtel particulier qui jouxte la porte des Moulins est aujourd'hui un établissement de charme, pensé et mis en œuvre par le chef Laurent Petit. Entourée d'un grand potager, cette table élégante rend hommage par son nom et sa décoration à la tradition de la vannerie à Fayl-Billot, pays d'origine du chantre de la cuisine lacustre. Le menu carte blanche conçu par son disciple jurassien Valentin Loison (ex-Clos des Sens et Mirazur) se montre créatif et percutant, s'inspirant de la cueillette (polypode), des légumes du jardin, de l'élevage local (bœuf Black Angus maturé), de la pêche de Saône (ventrèche de carpe, sandre maturé, silure) et de la chasse (chevreuil). Des compositions remarquables de finesse et d'équilibre, mises en valeur par sa compagne sommelière Anaïs, qui veille sur la salle avec professionnalisme et distille de judicieux conseils sur les accords.
Paris 1er : Hakuba
Que pouvait-on attendre d’une table japonaise associant le chef Takuya Watanabe, Arnaud Donckele himself et son pâtissier complice Maxime Frédéric ? Le meilleur, évidemment ! Appartenant au cercle restreint des grands maîtres de la capitale, Takuya Watanabe investit toute sa passion et son savoir-faire dans chaque sushi qu’il façonne à la minute devant le client. De son côté, Arnaud Donckele vient apporter tout son art des sauces, des jus et des bouillons, à l’image du dashi de coquillages, purée d’ail doux, coulis de shiso vert ou de celui qui accompagne le ramen, aussi limpide que puissant. Rareté dans un restaurant japonais, la partie dessert est incontournable, orchestrée avec maestria par le chef pâtissier de Plénitude. Le décor et le service, à l’avenant du repas, magnifient l'élégance et la pureté des matériaux.
Paris 5e : Alliance
Entre les quais et le boulevard Saint-Germain, ce petit restaurant intimiste célèbre l'Alliance de Shawn et Toshi, en charge respectivement de la salle et de la cuisine, complices dans cette belle aventure. Le chef Toshitaka Omiya préfère la vérité à l'esbroufe ou l'artificiel : sa cuisine s'appuie sur des produits de saison de premier choix et va à l'essentiel, tant visuellement que gustativement, pour donner lieu à de vrais éclairs de simplicité ainsi qu'à des harmonies subtiles. Ses menus surprise, façonnés quasiment sur mesure pour chacune des 8 tables, recèlent des trésors d'imagination pour sublimer les asperges vertes de Sylvain Erhardt, les Saint-Jacques de la baie du Mont-Saint-Michel ou le pigeon de Racan. Un mot sur la salle épurée, aux subtiles touches nipponnes : on s'y sent bien, d'autant qu'elle permet de voir l'équipe de cuisine à l'œuvre. On notera aussi le sens de l'accueil et le service élégant de Shawn Joyeux.
Paris 12e : Virtus
À quelques pas du marché d'Aligre, cette belle façade bleu sombre abrite un intérieur vintage émaillé de touches Art déco – un décor signé de l’architecte argentin Marcelo Joulia qui évoque presque un appartement parisien. C'est le fief d'un couple talentueux formé par Frédéric Lorimier aux fourneaux et Camille Gouyer, qui veille avec beaucoup d’élégance sur la salle. Fort de son parcours parmi les grands (notamment chez Arnaud Donckele à Saint-Tropez), le chef cuisine au millimètre des produits de saison, délivre des cuissons au cordeau et de belles sauces parfumées, à l'image de cette barbue de ligne meunière, ragoût de petits pois, morilles farcies et sauce des cosses au vin jaune, ou de cette volaille fumée, rôtie au beurre de sarriette, tarte fine des cuisses confites et girolles sautées, jus de rôti.
Reims (51) : Arbane
Après de nombreuses années au Parc Les Crayères, le chef MOF Philippe Mille officie dans un élégant hôtel particulier de 1874 à fière allure. Dans un cadre contemporain aux tons sobres, émaillé de touches qui évoquent le vignoble champenois, le chef d'origine sarthoise peaufine depuis sa cuisine ouverte sa vision « enracinée » du terroir de Champagne. Il pratique la cuisson aux sarments de vigne, s'inspire des sept cépages (dont l'arbane), et intègre aussi de superbes produits de la mer (lotte, turbot, homard...), pour signer des assiettes d'une précision époustouflante, avec notamment un talent particulier dans le maniement des poivres, et de discrètes touches d'agrumes pour la fraîcheur. Carte des vins de Champagne évidemment digne d’attention, et salon cossu à l’étage, embelli par la sculpture d'un célèbre maître verrier rémois.
Ville-d'Avray (92) : Le Corot
À la manière du peintre Corot – qui immortalisa les étangs voisins –, Rémi Chambard s'inspire de la nature et du terroir d’Ile-de-France pour élaborer son menu en forme de parcours culinaire régional, mettant en exergue les différents villages d’où viennent ses produits, de Montmorency à Crécy-la-Chapelle. Il va également lui-même faire sa "cueillette urbaine" au potager du Roi à Versailles. Cet excellent technicien prend toujours autant de plaisir à travailler le végétal, mais sans exclusive. Empreintes d'une certaine pureté, ses assiettes frappent par leur fraîcheur, leur légèreté et leur esthétique, sans oublier des sauces et émulsions d'une grande profondeur. Citons par exemple ce sandre sauvage des environs de Giverny, rehaussé d'un remarquable sabayon au safran et persil, ou encore ce ris de veau gratiné à la moutarde de Meaux et son jus réduit au cresson et à l'estragon. Le décor épuré et intimiste est à l'unisson de cette cuisine raffinée.
Lire aussi : Découvrez la liste complète des Étoilés en France ainsi que les faits marquants de la sélection 2026
Les 54 nouveaux restaurants 1-Étoile du Guide MICHELIN France en 2025 par ordre alphabétique de ville
Abondance (74) : Chalet Flachaire
Alixan (26) : Mandibule
Ansouis (84) : Garrigue
Bandol (83) : Les Oliviers
Bordeaux (33) : Cent33
Bouchemaine (49) : Lueurs
Bry (59) : Le Camélia
Carry-le-Rouet (13) : L'Oursin
Chassy (89) : Erre
Cognac (16) : Notes
Colomiers (31) : Maison Pellestor Veyrier
Courchevel (73) : L'Altitude
Dijon (21) : La Maison des Cariatides
Èze-Bord-de-Mer (06) : La Table du Cap Estel
Floressas (46) : Holodeck
La Flotte (17) : L'Écailler
Gambais (78) : Ruche
Le Lavandou (83) : L'Oursin - Hôtel Les Roches
Lyon (69) : Circle
Lyon (69) : Les Loges
Malling (57) : Alexis Baudin
Marseille (13) : Auffo
Metz (57) : Timilìa
Monaco : Robuchon Monaco
Nice (06) : Épicentre
Paris 1er : Jin
Paris 1er : Maison Ruggieri Palais Royal
Paris 7e : HANADA
Paris 7e : Prévelle
Paris 8e : Héritages
Paris 8e : Imperial Treasure
Paris 8e : Irwin
Paris 8e : Monsieur Dior by Yannick Alléno
Paris 15e : Pilgrim
Paris 16e : Geoélia
Paris 16e : Zostera
Parnac (46) : Les Jardins
Pommard (21) : Auprès du Clocher
Pupillin (39) : La Table du Grapiot
Saint-Genis-Laval (69) : L'Étape Dorée
Saint-Gervais-les-Bains (74) : La Table d'Armante
Saint-Hilaire-d'Ozilhan (30) : La Belle Vie
Saint-Paul-de-Vence (06) : La Table de Pierre
Saint-Théoffrey (38) : Maltacina
Sauternes (33) : Le Cercle Guiraud
Toulon (83) : Shanael
Toulouse (31) : Agapes
Toulouse (31) : L'Écorce
Tournemire (15) : Le Puy Tilleul
Valdeblore (06) : Auberge de la Roche
Vannes (56) : La Table - Domaine du Liziec
Ventron (88) : Le M - Domaine de Montagne
Villeneuve-d'Ascq (59) : Harmonie
Vinay (51) : Alcôve
Articles connexes :
- Explorez la scène gastronomique parisienne à travers le Guide MICHELIN 2026 : découvrez les nouvelles Étoiles, les jeunes chefs confirmés et les tables emblématiques.
- Découvrez les 10 plats étoilés qui ont marqué les Inspecteurs du Guide MICHELIN en 2026 : Plongez dans l’univers des restaurants une, deux et trois Étoiles et de ces créations qui ont sublimé une année d’inspection.
- Guide Michelin 2026, le VRAI retour de la tradition : Découvrez un retour du temps long et d’une tradition joyeusement assumée, sans ironie ni folklore de pacotille.
Hero image : Dessert du restaurant Le Corot. © Chloé Artières/Le Corot