Restaurants 9 minutes 18 novembre 2025

À Paris, la gastronomie italienne se réinvente : ces plats incontournables

Les bonnes tables transalpines ne manquent pas dans la sélection parisienne du Guide MICHELIN. Des antipasti aux dolci, en passant par la pasta ou les viandes, voici les plats à goûter pour découvrir une scène gastronomique vibrante en perpétuel mouvement.

Paris by Le Guide MICHELIN

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Pas de doute, la cuisine italienne s’impose aujourd’hui comme l’une des plus populaires de la planète, de Tokyo à New York et de Melbourne à Buenos Aires. Pas une ville ou presque sans sa pizzeria, sa trattoria familiale servant plusieurs recettes de pâtes, son enoteca où déguster un cru toscan accompagné de salumi et formaggi… Pour le meilleur et pour le pire ! Réputée simple et populaire, la cuisine italienne a trop longtemps souffert de grossières caricatures, où la rentabilité primait sur la qualité ou l’authenticité. À Paris, où habiteraient plus de 50 000 Italiens, on recense aujourd’hui un grand nombre d’établissements d’excellence, qui ont naturellement trouvé leur place dans la sélection du Guide MICHELIN. De l’osteria chaleureuse à la table étoilée d’exception, une véritable scène gastronomique italiana a émergé, avec ses chefs et ses fidèles. Pour découvrir toute sa diversité, voici dix plats emblématiques, ordonnés sous la forme d’un menu aussi éclectique que gourmand. Buon appetito !

ANTIPASTI POUR TOUS !


Cappuccino alla bolognese, Caffè Stern

Niché dans le sublime passage des Panoramas, le Caffè Stern est le repaire des amoureux de l’Italie. Son décor aussi intime qu’éblouissant, hérité d’un ancien atelier de gravure ouvert en 1834, invite à prendre son temps. Parmi les plats de la carte, un seul est présent depuis l’ouverture du restaurant, il y a 10 ans : le « cappuccino alla bolognese ». Servi dans une tasse, il s’agit d’un ragù de viande de bœuf « à la bolognaise » mijoté lentement, accompagné d’une mousse onctueuse de pomme de terre et de mozzarella, sur lesquels sont déposés, comme un nuage, une passata de tomates et une feuille de basilic. Le goût évoque un peu celui des lasagnes, mais avec une texture très différente. Si la recette a été inventée par Max Alajmo, propriétaire du restaurant, elle est aujourd’hui réalisée par le nouveau chef exécutif, Alessandro Fornano. Son conseil de dégustation ? « Il faut manger tout en même temps ! ».

Le cappuccino alla bolognese, une des spécialités du Caffè Stern à Paris © Fausto Mazza / Caffè Stern
Le cappuccino alla bolognese, une des spécialités du Caffè Stern à Paris © Fausto Mazza / Caffè Stern

Œuf en papillote à la crème de parmesan et truffes, Dilia

Aux fourneaux de Dilia, chaleureux ristorante de Belleville ouvert depuis plus de 10 ans, on retrouve Michele Farnesi, originaire de Lucca en Toscane. Passé par de belles maisons du côté d’Alba ou de Modène, le chef propose une cuisine authentiquement italienne et diablement gourmande, qui peut aussi être dégustée lors d’un menu dégustation en 6 ou 9 temps. Si la carte change au fil des saisons, l’« œuf cuit en papillote, crème de parmesan, croûtons et truffe blanche d’Alba » figure parmi les incontournables. « C’est une recette que m’a transmise Fulvio Siccardi, l’un de mes mentors, installé dans le Piémont », nous glisse le chef. L’œuf est d’abord poché puis refroidi avant d’être mis au four avec une onctueuse crème de parmesan. La truffe fraîche est ajoutée au dernier moment, juste avant d’être servie. « Le moment où la truffe d’Alba est la meilleure, c’est vers début décembre : il faut être patient ! » prévient Michele. L’accord mets-vins idéal avec ce plat ? « Un verre de nebbiolo du Piémont, bien sûr ! » répond-il sans hésiter.

Près de Ménilmontant, chez Dilia, on se régale d'un œuf en papillote à la crème de parmesan et truffes © Dilia - DR
Près de Ménilmontant, chez Dilia, on se régale d'un œuf en papillote à la crème de parmesan et truffes © Dilia - DR

Soupe de cime di rapa, moules marinières et croûtons de pain au levain, Osteria Ferrara

Né en Sicile et attaché à ses racines, Fabrizio Ferrara a ouvert son osteria il y a une quinzaine d’années, dans un coin tranquille du 11e arrondissement. Pour beaucoup d’Italiens de Paris, c’est une référence absolue et une table à privilégier quand ils ont le mal du pays. Au déjeuner comme au dîner, on savoure ici de jolis plats de saison, travaillés avec des produits d’exception patiemment sourcés, qu’ils soient italiens ou français. Ainsi en automne, le chef aime servir une très originale soupe de cime di rapa (du brocoli rave typique des Pouilles), dans laquelle il incorpore moules marinières et croûtons de pain au levain. « Je cuisine les moules simplement, en les ouvrant avec de l’huile d’olive, du vin-blanc et de l’ail » nous confie-t-il... « C’est une recette qui vient plutôt des Pouilles, mais je me suis amusé à la réinterpréter ». L’amertume de la cime di rapa s’efface derrière les saveurs iodées des moules et la douceur de l’huile d'olive. Pour accompagner ce plat, le sommelier de la maison conseille un verre de vin blanc sicilien d’Alcamo.

Les Pouilles à l'honneur avec cette soupe de cime di rapa, moules marinières et croûtons de pain au levain, chez Osteria Ferrara © Osteria Ferrara - DR
Les Pouilles à l'honneur avec cette soupe de cime di rapa, moules marinières et croûtons de pain au levain, chez Osteria Ferrara © Osteria Ferrara - DR

I PRIMI

Pasta mon amour


Tagliatelle alla Carabiniera, Mori Venice Bar

Au Mori Venice Bar, grand restaurant vénitien décoré par Philippe Stark, les plats signature ne manquent pas. À tel point qu’il y a deux cartes complémentaires : la première rassemble les classiques de la maison tandis que l’autre liste les propositions du moment. Les langoustines alla carabiniera, servies avec de fines tagliatelles aux œufs et une bisque tomatée légèrement pimentée, figurent parmi les incontournables. « C’est une recette qui vient du delta du Pô, très appréciée des douaniers et autres gardes-pêche ; c’est pour cela que je lui ai donné ce nom ! » raconte Massimo Mori, le maître des lieux, lui-même originaire de ce coin de la Vénétie. Le dressage du plat s’avère spectaculaire, avec un astucieux « montage » de tagliatelles s’enroulant autour d’elles-mêmes. « Avec une autre sorte de pâtes, il ne serait pas possible d’arriver à une telle présentation » ajoute notre hôte ravi de son effet. Le tout est servi dans une assiette en céramique de Vietri sul Mare décorée par Ara Starck, qui représente la fameuse langoustine du plat dansant sur une gondole, devant la Tour Eiffel.

Les tagliatelle alla Carabiniera du Mori Venice Bar, un incontournable de la carte © Mori Venice Bar
Les tagliatelle alla Carabiniera du Mori Venice Bar, un incontournable de la carte © Mori Venice Bar

Ravioli ai frutti di mare, Le George

Au sein du mythique Four Seasons George V, Simone Zanoni préside aux destinées du George, le luxueux restaurant italien de la maison. À la carte depuis trois ans, les ravioli ai frutti di mare peuvent être considérés comme une parfaite illustration de la philosophie du chef, pour qui rien ne se perd et tout se transforme. « Je suis né dans une famille où le gaspillage n’était pas envisageable » affirme Simone. Aussi, pour préparer ce plat qu’il dit être l’une de ses plus grandes fiertés, il utilise les « restes » de plusieurs autres recettes : carapace de homard, pinces de langoustines, morceaux de bar autres que les filets, jus de poissons ou de moules… Les raviolis sont ainsi fourrés d’une farce au goût puissant, délicatement relevée de yuzu frais. Pour parachever l’ensemble, un jus de viande corsé et une émulsion à la verveine s’ajoutent à la sauce homardine, aux gamberoni crus, aux tomates confites et au caviar séché. « C’est un jeu entre équilibre et intensité. On a un plat d’une grande noblesse, mais imaginé dans l’optique zéro gaspi » conclue le chef.

Les ravioli ai frutti di mare, une recette ati-gaspi et délicieuse signée Simone Zanoni © Le George - DR
Les ravioli ai frutti di mare, une recette ati-gaspi et délicieuse signée Simone Zanoni © Le George - DR

Paccheri da Vittorio, Il Carpaccio

Unis par un amour commun pour la gastronomie, Oliver Piras et Alessandra Del Favero forment un duo aussi complice dans la vie qu’en cuisine. Leur rencontre ? Elle remonte à 2012, dans les cuisines du prestigieux Da Vittorio de Bergame. En 2021, le destin les conduit à Paris, où ils rejoignent Le Royal Monceau – Raffles Paris. Dans leurs bagages, ils apportent la recette des paccheri da Vittorio. Les variétés de tomates San Marzano, datterini et cœur de bœuf sont lentement confites puis mixées afin d’obtenir une sauce à la texture soyeuse. Les pâtes, tirées au bronze et cuites al dente, sont sautées dans cette préparation, avant l’instant magique du service à table : la mantecatura. « Ce geste, exécuté devant les convives, consiste à mêler les pâtes, la sauce et le parmigiano reggiano dans une poêle brûlante, jusqu’à obtenir un enrobage parfait » explique le duo. Un spectacle hypnotisant à l’exécution millimétrée.

Chez Il Carpaccio, Alessandra Del Favero et Olivier Piras proposent les paccheri da Vittorio, hommage à leur histoire © Charlotte Chateau - Il Carpaccio
Chez Il Carpaccio, Alessandra Del Favero et Olivier Piras proposent les paccheri da Vittorio, hommage à leur histoire © Charlotte Chateau - Il Carpaccio

I SECONDI

Des classiques revisités

Cotoletta alla milanese, Il Ristorante – Niko Romito

Emblème du chic à l’italienne, l’hôtel Bulgari Paris se trouve au cœur du fameux Triangle d’Or parisien. C’est dans ses salons cossus que se cache Il Ristorante, établissement piloté par Niko Romito, le grand chef des Abruzzes. Si la carte évolue en fonction de la saison, un plat n’en sort jamais : la cotoletta alla milanese. Sa technique de cuisson, totalement différente de celle utilisée habituellement pour ce plat, fait qu’elle ne ressemble à aucune autre. « Dans ma recette, la viande est d’abord cuite à la vapeur, afin d’obtenir une cuisson uniforme tout en gardant une chair très juteuse » explique le chef. Après un passage au froid, elle est badigeonnée de beurre puis plongée dans du blanc d’œuf et de la chapelure. Pour finir, elle est brièvement frite dans l’huile. Un processus complexe et technique qui garantit une panure très croustillante et une viande extrêmement tendre. Les amateurs de la cotoletta alla milanese en retrouvent le goût mais dans une version surprenante de légèreté.

Aussi gourmande que technique, la fameuse cotoletta alla milanese de Il Ristorante – Niko Romito © Il Ristorante Niko Romito - DR
Aussi gourmande que technique, la fameuse cotoletta alla milanese de Il Ristorante – Niko Romito © Il Ristorante Niko Romito - DR

Tripes à la romaine, Passerini

Cela fait maintenant plus de 10 ans que le restaurant Passerini, niché dans une rue voisine du marché d’Aligre, a ouvert ses portes. Depuis, seul un plat n’a jamais quitté le menu : les tripes à la romaine. Un classique âprement défendu auprès des clients, qui a convaincu de nombreux gourmets, parfois récalcitrants à l’idée de manger des abats. Pour le chef Giovanni Passerini, romain et fier de l’être, il s’agit aussi de faire vivre une tradition qui lui est chère. « Et pourtant ma mère déteste ce plat ! » s’amuse-t-il. « J’ai fait pas mal de recherches pour arriver à ce résultat ». Dans sa recette, les tripes de bœuf sont découpées finement, en forme de ruban, et pas trop cuites afin de garder une texture légèrement ferme. D’abord plongées dans un bouillon vinaigré pendant 3 heures, elles sont ensuite ajoutées à un mijoté de tomates de San Marzano et guanciale (de la joue de porc séchée). Le tout est servi avec de la menthe fraîche, beaucoup de poivre et du pecorino romano. Le chef conseille un rouge léger et légèrement épicé pour s’accorder avec le plat. À moins de préférer un vin de macération ?

À noter que l'adresse propose également son propre Pastificio (fabrique de pâtes) où l'on retrouve une sélection de pasta fresca (tagliatelle, pappardelle, taglioni...) et de raviolis savoureux tous réalisés sur place. En complément, une sélection bien troussée de sauces, charcuteries et fromages de la botte.

Un classique romain signé Passerini, les fameuses tripes à la romaine, Passerini © Passerini - DR
Un classique romain signé Passerini, les fameuses tripes à la romaine, Passerini © Passerini - DR

I DOLCI

Pour se faire plaisir

Zuppa Inglese, Armani Restaurant

Dans ce restaurant installé à l’arrière de la boutique Giorgio Armani œuvre Massimo Tringali, chef sicilien de grand talent. « Ce qui comptait le plus dans l'art du maestro Giorgio Armani, c’était la matière, la coupe et la saison. En cuisine, on essaye de rester fidèle à son style » explique Massimo. Si le plat d’oignon de Giarratana est l’un des musts de la carte, les desserts s’avèrent également remarquables. Ainsi, le pâtissier Antonino di Stefano propose une zuppa inglese, réinterprétation d’un plat iconique de la tradition émilienne. Un dessert né d’un souvenir d’enfance, avec ses parfums intenses et ses couleurs vives. On retrouve donc une sorte de raviolo élégant et aérien, avec un cœur coulant à l’alchermes, une liqueur aux senteurs de cannelle et clou de girofle. En marge de ces éléments, la vanille de la panacotta, douce et aromatique, rencontre le chocolat, intense et enveloppant. Quant au gâteau de Savoie, moelleux et léger, il apporte équilibre et harmonie à un dessert aussi surprenant qu'artistique.

Dessert iconique de la tradition émilienne, l'élégante Zuppa Inglese de l'Armani Ristorante © Armani Ristorante - DR
Dessert iconique de la tradition émilienne, l'élégante Zuppa Inglese de l'Armani Ristorante © Armani Ristorante - DR

Pamplemousse givré, Piero TT

Proche de Saint-Germain-des-Prés, la table italienne de Pierre Gagnaire, menée par le chef exécutif Marco Vigano, brille par sa créativité. Les desserts ? Ils sont imaginés par Monsieur Pierre Gagnaire, en collaboration avec le pâtissier Julien Guèze. L’une de leur création la plus séduisante est sûrement ce pamplemousse givré, d’une légèreté réjouissante. La « coque » du fruit est d’abord blanchie dans de l’eau, pochée puis plongée dans un sirop. Cette « peau confite » est ensuite séchée et congelée, tandis que la chair est utilisée pour fabriquer le sorbet, auquel on ajoute une marmelade de pamplemousse ainsi qu’un effiloché de pamplemousse frais. La stracciatella crue (le fromage crémeux que l'on retrouve dans la burrata) est travaillée avec du miel de lavande, un peu de pamplemousse thaï et de l’aloé-véra. Pour donner un peu plus de consistance, sont incorporés une panacotta au pamplemousse ainsi qu’une glace royale (un mélange de blanc d’œuf et de sucre glace), soupoudrées de quelques grains de citron caviar. Une recette d’une fraîcheur enivrante, qui se décline aussi avec le citron d’Amalfi durant l’hiver.

Fraîcheur et légèreté avec ce pamplemousse givré, Piero TT ©DR
Fraîcheur et légèreté avec ce pamplemousse givré, Piero TT ©DR

Finir par une passeggiata gourmande

Toute passeggiata (balade) à l'italienne s'accompagne d'une bonne glace. Pour des crèmes glacées généreuses et authentiques, Brigat' a la préférence de beaucoup de Transalpins de Paris. Rive Gauche, l'établissement sicilien Il Gelato del Marchese sert aussi de délicieuses glaces, notamment celles à la pistache de Bronte. Pour un caffè servi dans les règles, rien ne vaut le comptoir de chez Cova, célèbre café de Milan installé en face de la Samaritaine. Les puristes l'accompagnent d'un bon cornetto, un croissant italien fourré de crème parfumée. Envie d'une pâtisserie ? Direction la Pasticceria Simona, qui offre un large choix de douceurs sucrées comme le babà à la napolitaine, le pasticciotto des Pouilles ou les cannoli de Sicile.

Si vous avez envie de faire le plein de bons produits italiens, l'Épicerie RAP, en bas de la rue des Martyrs, est l'une des adresses les plus pointues de la capitale. Son choix de charcuteries fines est renversant ! Dans le 18e arrondissement, Raffinati propose également de belles choses, notamment des fromages parfaitement affinés. À vous le parmesan, le pecorino ou le gorgonzola… Et pour la mozzarella di buffala, la Coopérative Latte Cisternino (livrée une fois par semaine en direct d'Italie) est un passage obligé, d'autant que ces 4 points de vente regorgent de trésors, de la cochonnaille aux petits vins locaux, dans une authentique ambiance d'épicerie de quartier. Enfin, difficile de ne pas citer l'immense concept store italien Eataly, qui offre un large choix de fromages, charcuteries, huiles d'olive et pâtes ainsi qu'une très belle cave. Sur ce dernier point, Signorvino est également à recommander : cette vaste enoteca plantée sur la place Saint-Michel fera le bonheur des amateurs de barolo, chianti, valpoliccela ou vins blancs du Frioul.

Le cachet unique du Caffè Stern, ancien atelier de gravure © Sergio Coimbra
Le cachet unique du Caffè Stern, ancien atelier de gravure © Sergio Coimbra

Carnet d'adresses :


Restaurants :

Armani Restaurant, 7 Pl. du Québec, 75006
Caffè Stern, 47 Pass. des Panoramas, 75002
Dilia, 1 rue d'Eupatoria, 75001
Il Carpaccio, 37 av. Hoche, 75008 
Il Ristorante - Niko Romito, 30 av. Georges V, 75008
Le George, 31 av. Georges V, 75008
Mori Venice Bar, 27 rue Vivienne, 75002
Osteria Ferrara, 7 rue du Dahomey, 75011
Passerini, 65 rue Traversière, 75012
Piero TT, 44 rue du Bac, 75007


Glaciers, cafés et pâtisseries :

Brigat', 6 rue du Pas de la Mule, 75003
Cova, 1 rue du Pont Neuf, 75001
Il Gelato del Marchese, 2 rue de Condé, 75006
Pasticceria Simona, 8 rue Mandar, 75002


Commerces :

Coop. Latte Cisternino, 108 rue Saint-Maur, 75011/46 rue du Faubourg Poissonnière, 75009/17 rue Geoffroy-Saint-Hilaire, 75005/37 rue Godot de Mauroy, 75009
Eataly, 37 rue Sainte-Croix de la Bretonnerie, 75004
Raffinati, 74ter rue de Clignancourt, 75018
RAP, 4 rue Flechier, 75009
Signorvino, 5 Pl. Saint-Michel, 75005


Hero Image :  © Mori Venice Bar, Paris

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